IPM – Identité Parcours & Mémoire

capture IPM

Le projet « Paroles d’agriculture, Portraits d’agricultrices », proposé par l’association MALTAE (Mémoire A Lire, Territoire A l’Ecoute) s’inscrit dans le dispositif régional   IPM (Identités Parcours Mémoires) qui a pour but la valorisation des héritages culturels régionaux via  des formes artistiques.

Le projet mobilisera les trois outils d’expression  artistique que sont l’écriture, la photographie et le cinéma  pour rendre compte d’une certaine réalité culturelle en pleine modification, celle de l’agriculture de la plaine  littorale de Hyères et de ses alentours  et du bassin d’Ollioules.

Les deux présupposés  au projet sont :

A/ le constat que certaines cultures et modes de faire  de l’agriculture sont voués à disparaitre ou ont déjà cessé d’être pratiquées et qu’il importe d’en garder  la mémoire  et la trace
B/ le constat que dans le secteur agricole, bon nombre de  femmes  sont porteuses aujourd’hui  d’un élan pour créer une nouvelle donne en inventant sur le plan  technique et social, pratiques et expériences   où se  renouvelle l’agriculture , dans un contexte urbain et périurbain. Il s’y  crée une nouvelle culture  du XXIe siècle autour de l’agriculture.   

Le projet  « Paroles d’agriculture, Portraits d’agricultrices », souhaite rendre compte de cette double dynamique  et en témoigner, au moyen des trois  formes d’expression artistique que sont  la langue écrite ou orale, la photographie, et le cinéma.
Il s’est fixé de s’ouvrir largement à la participation  effective des habitants et groupes ou associations qui souhaitent s’en emparer, afin d’œuvrer à une appropriation des enjeux de cette mémoire collective.  
Une priorité sera donnée pour associer des jeunes,  via l’éducation culturelle et artistique  des établissements scolaires locaux.
Au stade d’avancement du projet,  se sont impliquées d’ores et déjà :
– le CFPPA du lycée agricole d’Hyères, via une classe de français  dont la contribution sera dans la collecte et l’écriture de récits de vie ;
– JHADE, le jardin partagé d’Hyères, lui-même appartenant au corpus des lieux recensés et dont les protagonistes sont à l’articulation des deux sujets des savoir-faire en cours de disparition à collecter et du renouvellement des pratiques
– l’association des fêtes du quartier de la Bayorre, quartier identifié pour sa valeur  de symbole pour le sujet : l’enjeu est  en effet dans sa transformation rapide en cours et à venir, de quartier hautement rural en  porte de ville  
– Le projet souhait s’inscrire dans la dynamique portée par l’URCIVAM qui depuis des années se centre sur la question des femmes en milieu rural

Paroles d’agriculture concerne les deux premiers outils de médiation :

1/Faire des récits d’histoires individuelles pour « Écrire l’histoire »
L’association de professeurs de français et de leurs classes du CFPPA pour construire un corpus de récits de vie autour de 5 à 6  « témoins ».
L’apport de MALTAE sera dans sa compétence d’historien pour apporter cadre et méthode à la collecte des informations. Un corpus d’archives orales sera effectué.

2/Un double travail photographique  sera mené : celui d’une construction des repères visuels documentant les récits de vie  et la collecte de témoignages. Celui , itinéraire d’un artiste photographe,  de la réalisation de triptyques sur un certain nombre de sites qui associeront, pour témoigner d’une culture trois vues,  l’homme, le geste lié à la culture donnée et le lieu, (le champ, la serre…)

Portraits d’agricultrices concerne le troisième outil d’expression, à savoir le cinéma :

3/ En clin d’œil au travail  du cinéaste  Armand Chartier et de ses  13 portraits d’agricultrices des années 1960 de la série « la voix », peinture sociale des mutations de la ruralité d’il y a plus de quarante ans, le projet cinématographique se veut être le témoin de ce renouveau contemporain identifié par les installations de jeunes ( et moins jeunes)  femmes qui relèvent  le défi de vivre de la terre aujourd’hui.

Isabelle Ivol 2Photo Nathalie 1Dominique Viau2MIchèle Gros mère et filleIsabelle BesseAnne Girault 1Marie-Hélène

Les trois volets du projet se feront  simultanément, en fonction des opportunités,
Collecte, avancement, restitution  utiliseront  toutes les occasions  d’accueil et de partage du projet  et ou créera sa propre logique situationniste, si nécessaire.
Le projet se vit comme un processus d’une dynamique à enclencher,  et vise plus la dynamique d’appropriation par une diffusion d’une pratique artistique et culturelle, plutôt que la finalité d’un rendu artistique formel.