9)La ville d’Hyères au sortir de la grande guerre – Novembre

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MALTAE a été sollicitée pour contribuer à l’exposition que la ville d’Hyères organise pour commémorer la fin de la guerre de 14-18. Cette dernière exposition clôturera les 5 années de commémoration du centenaire de la grande guerre, mission qui fut confiée en 2014 au contr’amiral Georges Prudhomme.

Trois panneaux issus des travaux d’histoire de la thèse de doctorat d’Odile Jacquemin dressent un portrait de la ville, telle qu’elle se présentait au début des années vingt. il s’agit de montrer paradoxalement combien malgré la rupture introduite par ces cinq années de guerre,  et les grandes fractures qui font passer du  XIX au XXe siècle, il s’agit néanmoins à Hyères d’une continuité à l’œuvre autant que d’une page tournée : le progressif « épanouissement de la grande cité d’Hyères-sur-mer », ainsi que l’appelait  le géographe  Elysée  Reclus. A proximité du grand port de guerre de Toulon, Hyères accueille, beaucoup plus qu’ailleurs, les blessés de guerre en grand nombre, et dans tous les grands hôtels de l’âge d’or de la villégiature réquisitionnés, jusqu’au Grand Casino, la ville n’est plus qu’un vaste hôpital militaire. Par ailleurs, l’introduction de l’espace aérien transforme la vision de la ville, une ville entre terre et mer, mais désormais vue du ciel. Enfin, l’impact laissé par la guerre réoriente la vocation climatique de la ville en accélérant sa spécialisation sanitaire et médicale de plus en plus préventive. Les soldats américains avaient remplacé massivement les touristes anglais. Mais, progressivement, du cantonnement au soin puis à l’accueil, les militaires, malades et blessés de guerre en convalescence laissent place à des populations plus diversifiées. Il s’agit de faire partager le soleil et le bon air de Hyères à tous. Bien avant les congés payés, les préventoriums se transforment subtilement en premières colonies de vacances…. (Article bientôt en ligne)

 

Novembre : Voyage d’étude à la Biennale de l’architecture de Venise

La proposition de se nourrir de créativité architecturale et d’échange autour des valeurs du partage et du collectif a séduit pas moins de 25 personnes ! le voyage proposé par MALTAE en aout a affiché complet en septembre! De quoi penser réitérer l’expérience…

Freespace est le thème choisi par la 16e édition de la Biennale de l’architecture dont le commissariat a été confié  aux deux  architectes irlandaises Yvonne Farrell et Shelley McNamara. Elle est placée  sous le signe de l’optimisme, de la générosité et la prévenance de l’architecture.

Le Pavillon français de cette 16e édition de la Biennale d’architecture de Venise met à l’honneur des projets architecturaux innovants, au service de la Cité. La proposition française, intitulée Lieux infinis, met en valeur dix projets exemplaires, situés aux quatre coins de la France : Une proposition qui valorise des lieux à travers le territoire, fruit d’initiatives de la société civile et de collectivités, qui incarnent une certaine liberté d’expérimentation et des possibilités offertes par l’architecture. Les dix Lieux infinis présentés correspondent à des projets qui ont pris place dans des bâtiments désaffectés – d’anciens bureaux à d’anciennes pompes funèbres – et dans des quartiers périphériques. Ils abritent aujourd’hui des projets d’avant-garde, des artistes, des créateurs, des associations, des initiatives entrepreneuriales ou citoyennes.

 

L’équipe Encore Heureux retenue pour le commissariat du Pavillon français à la Biennale internationale d’architecture de Venise, formée de Nicola Delon, Julien Choppin et Sébastien Eymard, s’inscrit pleinement dans la thématique du projet des deux commissaires générales par les valeurs de liberté programmatique et de générosité qu’elle active.

Pour l’équipe Encore Heureux, « Lieux Infinis » propose un regard autre sur des bâtiments qui parviennent à : « Accueillir l’imprévu, offrir des zones de gratuité, intégrer des usages non-programmés, permettre l’appropriation citoyenne, miser sur l’énergie collective, désirer la mise en commun… ». Le jury a été particulièrement intéressé par la mise en valeur d’édifices et de lieux très contrastés qui, produits de manière très inventive, doivent aussi leur réussite à des dispositifs architecturaux remarquables. Prêtant attention à l’ensemble du territoire, le projet témoigne de la rencontre féconde entre les initiatives de la société civile, la liberté d’expérimentation dans l’esprit du « Permis de faire » et les possibilités offertes par l’architecture.

Nul doute que le « permis de faire » séduira autant que la « maitrise d’usage » nos futurs cooper’acteurs d’ Erasmus+ pour se projeter dans leur futur habitat de demain

 

En ce weekend de clôture, deux conférences vont réjouir les oreilles de ceux qui s’intéressent à la transition : samedi 24 novembre, « la terre en tant que CLIENT » mettra l’accent sur des cadeaux de la nature de la lumière, la lumière du soleil et clair de lune, l’air, la gravité, matériaux, ressources naturelles et anthropiques et offrira d’en discuter la responsabilité dans l’architecture. Dimanche 25 novembre, les commissaires de cette 16ème biennale, Shelley McNamara et Yvonne Farrell échangeront avec Paolo Baratta, Président de La Biennale di Venezia, pour passer en revue l’héritage du manifeste du FREESPACE.