Anniversaire du Colloque des Bormettes

Anniversaire du Colloque des Bormettes

250 371 Maltae
couverturecolloqueBormettes

 

 

Page1-2

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Page 32 f

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

bormettesvuesdelamer

 LES VINGT ANS DE MALTAE

Article anniversaire

En écho aux journées des jardins, Maltae vous donne en clin d’œil la conclusion du Colloque de 2001 (du 31 mai au 1er juin 2001)
 « Quel jardin de l’entre terre et mer ? », entre Europe et Méditerranée, entre  nature et culture
 le paysage en jeu, une attitude, une démarche
Motion pour le paysage :
Le paysage comme lien, le paysage comme liant
•    Convaincu et inquiets de ce que les volets « paysage » du permis de construire, que ce soit des POS ou de PLU à venir, ne seront pas suffisants pour garantir la qualité et la recherche nécessaire pour imaginer des paysages de qualité et transmettre aux générations futures le patrimoine de « biodiversité » des paysages français.
•    Forts du constat que les outils développés par un siècle de protection de patrimoine paysager – loi des sites classés, Parcs nationaux et régionaux, petits et Grands sites, Conservatoire du littoral, classement au patrimoine mondial de l’Unesco – doivent évoluer et accompagner la manière nouvelle dont se formule l’enjeu des paysages de demain. Les rencontres du 31 mai, 1er et 2 juin 2001 des Bormettes proposent en conclusion de leurs travaux :
Puisque le 21ème siècle sera culturel, humaniste, solidaire, écologiste (Gilles Clément), jardinier (Monique Mosser), nous demandons à l’Etat, aux collectivités locales responsables de l’élaboration des politiques du paysage, aux associations, aux professionnels et à la société civile de se regrouper pour que :
•    L’art du paysage soit promu comme prioritaire pour le 21ème siècle et élevé au rang de patrimoine de l’humanité,
•    L’absence d’une culture paysagère soit considéré comme un risque majeur, une catastrophe naturelle pour laquelle appliquer le principe de précaution,
•    L’art du paysage soit défini en ce qu’il relie , dans la tradition humaniste de l’art des jardins : l’architecture et l’agriculture, les praticiens et les habitants, l’échelle du local à l’échelle mondiale, l’histoire, au temps présent et à l’avenir,
•    Que cet art ait son instance, sa conférence permanente, sur le modèle d’un rassemblement de consommateurs/producteurs… à l’image des initiatives d’alliances qui s’impliquent dans la défense des exploitations agricoles, et dont la vocation soit, non pas la sauvegarde, mais la bonne garde des paysages. Cette conférence sera un lieu de débat permanent offert à la réflexion, pour proposer et agir, en fonction des évolutions culturelles de nos sociétés.
Ce rassemblement de 2001 à l’initiative de la Société civile entre professionnels, institutionnels, élus, citoyens et associations, est à considérer comme l’acte fondateur de cette conférence permanente et demande qu’il soit dès à présent réfléchi à en définir les modalités assurant sa pérennité.
Il est proposé que notre « entre terre et mer » s’étendant de la forêt des Maures à la rade de Hyères soit validé tel un laboratoire euro-méditerranéen pour le paysage,  et que soit articulé :
–    Un Pôle d’Économie du Patrimoine sur le thème du paysage terrestre et marin, comme un outil de maîtrise du développement, y compris du tourisme, reliant le pays des Maures et l’agglomération toulonnaise.
–    Un projet public de reconversion de la friche agricole et militaire des Bormettes intégrant cette vocation d’accueil et d’ancrage d’une « conférence permanente pour une veille partagée du paysage » sur le site même, mis à disposition par l’État à cette fin.
Le collectif des associations à l’origine du rassemblement demande que ce projet, à la croisée des objectifs de protection de l’environnement, de promotion de la qualité sociale du cadre de vie et de l’accueil touristique, ait un statut pilote expérimental d’élaboration collective dans l’intérêt public.

La Londe-les-Maures, le 2 juin 2001