Marcel Zaragoza s’en est allé, sur la pointe des pieds, le mardi 20 février au petit matin

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Marcel Zaragoza s’en est allé sur la pointe des pieds, le mardi 20 février 2018 au petit matin, à l’âge de 66 ans. Ses amis de MALTAE lui ont dit au revoir le vendredi 23 février dans la chaleur et l’émotion des chansons de Brassens et Brel qu’il savait interpréter à merveille.

Marcel pour site réduite

Marcel trousse le jupon d’une belle plante pour jouer au toréador

En hommage, MALTAE rééditera son ouvrage de 2003, épuisé depuis dix ans, que nous relisons aujourd’hui et qui parle à tous, grands et petits. QUI FRAPPE A NOS MIROIRS, où se mêle les souvenirs de sa famille et des rencontres qui ont marqué son enfance, livre poétique, juvénile et mélancolique, pince sans rire et tendre, révolté et philosophique, où se révèle à chaque mot l’extrême sensibilité de son auteur. Une sorte d’autoportrait touchant d’un troubadour voyageur qui enchanta les enfants de Hyères comme ceux d’au-delà de la Méditerranée.

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Salut l’artiste

MARCEL, pour nous, pardon Yaël et Colin, mais MARCEL, c’est d’abord « Marcel et Vévé ».
Tout a commencé à Metz, parait-il, une histoire de spectacle , déjà, autour d’un café-théâtre, où,
dans son immense répertoire et talent de conteur, il avait déjà…
celui… de conter fleurette…
Avant, il y avait eu des années dures, une enfance pas si facile,
malgré la tendresse d’une grand-mère aimée, une enfance qui forgea
sans doute sa sensibilité d’écorché et son attention aux plus
fragiles.  Il y eut l’arrivée d’Afrique du Nord en nu-pieds dans la
surprise du froid des Vosges, les années d’usine où il s’est découvert
la certitude de devenir poète, lui qui, déjà, à neuf ans, avait rendu,
pas peu fier, à l’école une rédaction en alexandrins !…
Puis, il y eut le Sud, le Lavandou, La Londe, tes enfants et les
milliers d’enfants des autres…enfin, Hyères, où tu devins celui que
l’on connut, le conteur baladin de la Bayorre, d’où tu partais pour
sillonner le monde et l’Afrique… et revenir toujours !
Enfin… tu ne nous as pas encore quittés que l’on
regrette déjà de ne pas t’avoir mieux connu, plus connu, tant ton
œuvre parait immense ! tu étais si modeste, toujours à donner sans
jamais t’imposer… si fin et élégant dans tes costumes choisis et colorés… « l’air de rien ».  Marcel, comme une graine, Tu nous accompagnes, Tu nous parles, Tout au long de nos chemins.

A toi l’enchanteur, qui a bercé de poésie et de grains de folie la jeunesse de tant d’enfants,
Toi, Marcel, ton sourire et ta bonne humeur, ton humour et ton côté farceur, ta bienveillance et ta douceur ont marqué pour toujours tant de cœurs !
Toi Marcel l’enchanteur, qui donnes envie d’écrire des noms et mots d’amour avec des notes de musique : do ré mi fa sol la si …fado, doré……
Toi, Marcel  le magicien qui peut changer les corbeaux noirs en blanches colombes, et aujourd’hui, les réconcilier,

nous te disons MERCI.
On oublie si souvent de dire Merci aux artistes, tout
concentrés du plaisir que l’on reçoit, comme un cadeau

MERCI d’être CE que tu ES.

                                     Avec ta magie, ta guitare et tes calligraphies tu as fait rire,  chanter et rêver petits et grands de par le monde.

Tu pars léger, en beauté, sur la pointe des pieds, Chapeau ! A la vida
                                                                                                                                                                                 

 

 

 

 

 

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