Sept des vingt quatre contributeurs, dont Odile Jacquemin, docteur en histoire culturelle du paysage, présenteront certaines facettes des nombreux thèmes abordés dans les 324 pages de l’ouvrage.

Comment s’est construite la Côte d’Azur, cette région touristique emblématique, depuis l’arrivée des premiers hivernants dans la seconde moitié du XVIIIe siècle jusqu’à nos jours ? L’ouvrage constitue la première tentative d’une approche pluridisciplinaire globale d’un territoire qui déborde le cadre national, car il est inclus dans la Riviera et partagé entre trois États, la France, l’Italie et la principauté de Monaco. Géographes, historiens, historiens de l’art, architectes, anthropologue ou économistes sont ici associés pour montrer l’importance mondiale de cette contrée où plusieurs moments fondamentaux, tant pour le tourisme que pour la société s’y sont joués. Si le tourisme y est né en partie, avec la villégiature aristocratique et la création d’une « ville d’hiver » à Nice, la Côte d’Azur a également été le cadre d’une révolution dans les pratiques : l’invention d’une société de loisirs, l’inversion de la saisonnalité dans l’entre-deux-guerres et le passage de l’hiver à l’été, du froid au chaud, de la peau blanche au bronzage, du costume aux corps dénudés. Ainsi s’opposent une Côte d’Azur originelle chargée aujourd’hui des valeurs nostalgiques de la « Belle Époque » à une « nouvelle Côte d’Azur » moderne. Durant deux siècles et demi les innovations s’y sont succédé : création artistique, évolution du sport, émancipation des femmes. La Côte d’Azur apparaît ainsi comme une région cruciale pour comprendre l’évolution de la société occidentale.

MALTAE, Mémoire à lire, Territoire à l’écoute a engagé sa participation au mois de l’architecture le mercredi 23 septembre avec une sortie culturelle en Dracénie accueillie par les Archives Départementales du Var et le musée des Beaux-Arts pour les visites des expositions « Des séjours hivernaux aux vacances estivales : une histoire du tourisme dans le Var » et « les roches rouges, éclosion artistique dans l’ Esterel à l’aube du XXe siècle » : Quel avenir le changement climatique et le sur tourisme réservent au littoral azuréen varois, ce littoral qui fut découvert dès le XVIIIème siècle par les pionniers du climatisme qui inventèrent le tourisme avant la lettre, ce littoral si bien chanté par les peintres du XIX et début XXe qui l’immortalisèrent dans leurs toiles, qui font aujourd’hui la joie des collectionneurs et des musées.
MALTAE dont la vocation première est d’aller de l’histoire au projet, entre nature et culture se proposait de questionner l’avenir des paysages littoraux à partir de ce retour aux sources, avec la visite des expositions de ces deux partenaires culturels majeurs que sont les Archives départementales et le musée des Beaux-Arts pour les visites des expositions « Des séjours hivernaux aux vacances estivales : une histoire du tourisme dans le Var » et « les roches rouges, éclosion artistique dans l’ Esterel à l’aube du XXe siècle » (https://archives.var.fr/les-archives-vous-proposent-1/agenda/actualites/nouvelle-exposition-aux-archives-departementales- https://tourisme.dracenie.com/les-roches-rouges-au-musee-des-beaux-arts/)

Cet ouvrage est un retour aux sources indispensable si nous voulons comprendre quelles sont les tendances qui se dessinent aujourd’hui dans la fréquentation des paysages littoraux azuréens et comprendre comment contribuer à lui dessiner un avenir « désirable ».

Interdisciplinaire et ambitieux sur le « moment de lieu » que constitue la Côte d’Azur, de la fin du XVIIIe siècle jusqu’à aujourd’hui, l’ouvrage se propose, comme le dit Pierre Bergel dans sa critique de la revue  » En attendant Nadeau « d’abandonner les clichés pour examiner comment le tourisme a construit cette attraction mondiale qu’est devenue la côte azuréenne. »

La présentation est ouverte à tout public, même si il est déjà constitué pour partie des étudiants en tourisme de l’ Université de Nice, pour qui il sera l’occasion de mieux connaître notre région et son histoire.

L’après-midi est prévu de débuter vers 13 h 30 avec , après l’introduction de Jean Christophe Gay , les interventions de

– Judit Kiraly sur les aspects socio-culturels de la colonie anglo-américaine de Nice 

– Odile Jacquemin sur le Var 

– Sylvie Christofle sur l’événementiel, les congrès le MICE

– Marie Hérault sur les jardins

– Michel Tschann sur le capital humain de l’hôtellerie – Eric Gili sur le Moyen et le Haut Pays

– Eric Gili sur le Moyen et le Haut Pays

Lien vers les éditions Presses Universitaires de Rennes

Liens vers les articles de presse :

« Ce n’est pas un bouquin d’histoire régionale » : quel est ce livre qui s’impose comme la Bible que tous les amoureux et spécialistes de la Côte d’Azur devraient posséder ?

Géohistoire de la Côte d’Azur : Une mise en tourisme – En attendant Nadeau de Pierre Bergel

« Le littoral qui court entre Hyères et Menton constitue la portion française d’une Riviera qui se poursuit en Italie jusqu’à La Spezia. Pour les géographes, une riviera est un littoral doté d’« un climat d’abri », « un versant tombant dans la mer et orienté au sud », un « paysage valorisé ». Mais l’essentiel n’est pas là : la French Riviera, baptisée Côte d’Azur à partir de 1887, est un territoire construit, mis en tourisme au gré des interventions qui s’y sont accumulées. Ce n’est donc pas à cause des particularités de son relief ou de son climat que ce littoral méditerranéen ordinaire s’est transformé en un emblème mondial du luxe et de la douceur de vivre en bord de mer. Pour y parvenir, des capitaux privés et publics, souvent extérieurs, ont été continûment mobilisés de la fin du XVIIIe siècle jusqu’à aujourd’hui. Ils y ont construit des hôtels, des casinos, des villas, des jardins, des ports de plaisance, des voies de chemin de fer, des routes en corniche. Plus que les conditions naturelles, ce sont ces investissements qui ont construit la Côte d’Azur.

Mais ce volumineux ouvrage pluridisciplinaire ne se contente pas de retracer l’histoire des aménagements qui ont progressivement transformé le littoral azuréen. Ces aspects sont évidemment abordés, mais, dès l’introduction, Jean-Christophe Gay affirme qu’il faut chercher ailleurs les raisons du succès touristique de la Côte d’Azur. Pour qu’un lieu soit attractif, il ne suffit pas d’y concentrer des investissements en vue de le doter d’aménités car un vacancier n’est pas prioritairement à la recherche de « commodités ». Il cherche surtout à vivre un rêve éveillé dont il pourra rapporter une parcelle chez lui, une fois achevée la parenthèse des vacances. Lire la suite dans Géohistoire de la Côte d’Azur : Une mise en tourisme – En attendant Nadeau

  •  Chemin de fer du Nord et de PLM. Côte d’Azur. Cannes, Nice, Monaco », Hugo d’Alési (1897) © Gallica/BnF

Mémoire à Lire, Territoire à l’écoute (MALTAE) poursuit la transmission de ses 30 années de travaux et recherches dans une démarche de petits pas, chaque rendez- vous rebondissant sur les précédents,  démarche qui plaide pour l’urgence de l’histoire, avec, au centre, les deux messages de lutter contre les amnésies et savoir se situer dans les pas de …démarche du faire avec et faire mieux,

MALTAE  propose autour des JNA, journées de l’architecture, et du mois de l’architecture, dédié à  » Bâtir l’avenir » ces rendez-vous coorganisés avec ses partenaires d’aujourd’hui :

JNA lundi 12 octobre, 10h à 17h Retour sur site au Lycée agricole d’Hyères, en partenariat avec la Maison de l’Architecture et de la Ville de la Région SUD. 10 h et 11h visites du site. 14h projection de 2 films  de la collection Retour sur site MALTAE. 17h débat usagers-architectes, quel avenir Agricampus ?

JNA jeudi 15 octobre Table-ronde organisée par le CAUE 83 : Bilan et prospective de l’OPPLVM  Observatoire Photographique du Paysage Littoral Vu de la Mer pour le ménagement des littoraux

samedi 17 et dimanche 18 octobre, 10eme Journée du liège dans les jardins remarquables de Baudouvin organisée par Forêt Modèle de Provence

JNA  dimanche 18 octobre à Toulon, MALTAE et ALTANA présentent salle Dreamway (près des Halles) l’exposition « Traits de côte, Arpents de mer » pour revisiter les avancées de 20 ans de Directives européennes de GIZC Gestion Intégrée des Zones Côtières et de la Loi Climat et Résilience.

JNA dimanche 25 octobre, à 10h30, à Flassans, avec Ciné bleu, projection du film de Ch Barani  » Penser l’incertitude », produit par Images de Ville avec Nicolas Droguet

JNA mercredi 28 octobre, partenariat avec la Maison de l’Architecture et de la Ville de la Région SUD, 10h découverte de la villa MAGDALA et de son projet culturel. Figure du cabanon: Débat-Exposition de Bruno Cara. 14h : Projections  films sur l’habitat collection Retour sur site MALTAE

JNA samedi 31 octobre, 10h-13h Rando-archives au Domaine du Gaou Bénat à Bormes-les-mimosas