EN 2025, MALTAE a souhaité valoriser les qualités d’accueil dans 64 étapes hospitalières de sites vertueux, pionniers, à la rencontre de ceux qui les font, dans le Var et les deux départements limitrophes du 06 et du 13. 

En 2026, MALTAE invitera toute l’année plus particulièrement à arpenter les livres et à voyager dans des bibliothèques réelles ou virtuelles thématiques : Nous revisiterons les ouvrages du catalogue de MALTAE mais organiserons chaque mois des visites virtuelles dans des Bibliothèques réelles, comme avec le projet , en cours, d’un nouveau  » Retour sur site » sur la médiathèque de Grasse et son architecte Ivry Serres. Egalement en fabriquant des Bibliothèques virtuelles, comme celle du liège dans la littérature, avec Foret Modèle de Provence et sa gazette du liège. Comme celle de l’histoire agricole de Porquerolles avec l’association « Lire à Porquerolles » et l’HEIA de Fribourg que nous vous présenterons en mars, ou encore celle autour de la femme iranienne, pour la journée des droits de la femme du 8 mars à la Villa Magdala et en avril, celle autour des jardins nourriciers de la Provence maritime qui sera présentée le 21 mars à la fête des Jardiniers de l’ Ecomusée des 4 frères.

Ici, zoom sur les ouvrages de l’architecte hyèrois Bruno CARA, pour qui Porquerolles compta beaucoup et dans sa jeunesse et dans sa vie professionnelle, et qui, après deux premiers romans en 2022 et 2024 « De l’ eau salée dans les robinets » et « papier calque » invite ici à visiter un autre de ses territoires intimes…., « au croisement d’une foi nouvelle et de la folie ancienne », nous dit-il…

« … je m’étais documenté sérieusement sur le mouvement Post-Moderniste. J’avais lu en particulier deux ouvrages de l’architecte américain Robert Venturi dont les titres en français étaient « De l’ambiguïté en architecture » et « L’enseignement de Las Vegas ». En les assimilant, j’appris à relativiser ce qu’on dispensait à l’école. D’abord parce que dans le premier essai, sévère réquisitoire contre tout académisme qu’il soit moderniste ou classique, l’architecte-écrivain démontrait que même les plus grands dérogeaient aux règles conventionnelles auxquelles la critique recourait pour étalonner la qualité des réalisations. Bien des œuvres connues n’étaient pas systématiques si on les analysait sérieusement. Une étude approfondie des édifices les plus célèbres réservait quelques surprises. Venturi écrit notamment : « Dresser un plan en partant de l’extérieur vers l’intérieur, aussi bien que de l’intérieur vers l’extérieur, crée des tensions inévitables qui aident à faire de l’architecture. » Cette réflexion était aux antipodes de la démarche de Bricoruse, car, il affirmait que le traitement des façades était un sujet secondaire qu’on ne résolvait que si on avait le temps, les plans primant sur tout. Si ceux-ci étaient justes, alors l’ensemble l’était également sans qu’on ait à se poser la question de l’aspect au-dehors. Nous étions bien loin de Venturi et de ses idées. Dans le second essai, les casinos de Las Vegas offraient une lecture inédite de ce que pouvait être l’architecture moderne motivée par des choix promotionnels pour ne pas dire publicitaires. Je retirais du livre que nos recherches esthétiques n’ont jamais rien d’innocent quelles que soient les orientations et sont toujours au service d’une certaine forme de propagande au service des commanditaires… »